Amélie Viaene : maintenant chez elle !

C’est toujours un plaisir et un événement de voir une joaillière s’installer. Surtout une créatrice. Cela souligne que la joaillerie et l’économique peuvent encore aujourd’hui, et à Paris, se marier et vivre ensemble.

C’est difficile, d’autant qu’Amélie Viaene ne produit pas en série mais au contraire réalise, à la main, de façon traditionnelle (dessin, sculpture sur cire, polissage) des pièces particulières.

En effet pour s’affirmer, le joaillier doit avoir un style créatif reconnaissable. Celui d’Amélie se caractérise par des formes très modernes, pures et stylisées, assorties d’un mouvement organique et d’une réflexion sur le porté très spécifique.

Par exemple Rokia, mon modèle préféré, peut se porter en bague simple ou sur 2 doigts ou en pendentif.

Pour le pendentif Kiku chaque extrémité du chrysanthème stylisé est une bélière et le bijou se porte au choix recto ou verso : l’un montre le cœur de perles fait main en collaboration avec Michi Suzuki, l’autre les pierres de couleurs assorties au cercle de perles visibles du recto.

Sa signature artistique étant singulière, c’est dès 2005, qu’Amélie Viaene lance sa marque éponyme. Elle crée, encore et encore et son talent est reconnu :

  • Lauréate 2016 du Grand Prix de la Création de la Ville de Paris, catégorie métiers d’art confirmé.
  • 2016, encore : elle est choisie pour représenter la France au CraftsWomen Summit, le premier G7 des métiers d’Art.
  • Lauréate 2017 de la Fondation d’Entreprise Banque Populaire.
  • Lauréate 2018 du Label « Fabriqué à Paris.
  • Pour 2018-2019, elle est la marraine officielle de l’Académie des Métiers d’Art.

Et doucement l’économique rejoint la création et la soutient. Pour les créateurs c’est souvent le plus difficile : se transformer en génie du marketing, toucher une cible qui doit être solvable, sans transiger sur l’exigence artistique et l’innovation. Plaire sans complaire.

Amélie a choisi cette voie difficile : des collections identifiées et courtes, des pièces uniques et maintenant un atelier-boutique (avec l’immobilisation qui va de pair). Elle l’a installé stratégiquement au centre de tout : du 8e de la place Vendôme, du 6e de l’art contemporain, du 1er royal, du 15e sage et du 16e résidentiel, entre la tour Eiffel et la Tour Montparnasse. Tout un symbole.

Elle a gardé son établi d’origine où elle crée et sculpte et a fait créé un îlot du même bois brut où elle reçoit simplement ses clients et conçoit leurs envies joaillières juste à côté des vitrines qui la suivaient déjà dans ses expositions. Derrière elle, une façade complète de rangements en bois de noyer s’anime d’un motif Vertigo semblable à une pierre facettée. Pour cela ses amis l’ont épaulé : l’architecte d’intérieur « Atelier 32 » et Anna Le Corno de Farouche en collaboration avec Marotte pour les meubles. Tout est en longueur presque en langueur, épuré et complice, clair et élégant.

La devise sur son établi indique : « un pas, encore un pas ». Amélie Viaene vient d’en franchit un de plus, et d’importance : une saga commence… 

Une cliente arrive justement, Amélie Viaene la reçoit, maintenant chez elle.

Champagne !

Atelier-Boutique Amélie Viaene

62 rue Vaneau 75007 Paris

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